Micro-entrepreneur : un statut vraiment “indépendant” ?

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Partout dans le monde, les grandes plateformes numériques comme Uber, Deliveroo ou Foodora foisonnent. Des milliers de personnes travaillent ainsi pour ces grandes entreprises, dont le business-plan repose sur un point important : le contournement du droit travail par la généralisation du statut de micro-entrepreneur aux travailleurs.

Depuis le début du mandat, Leïla Chaibi, députée européenne de la délégation France insoumise, s’implique activement pour lutter contre ce statut « indépendant » qui plonge en vérité les travailleurs dans une situation précaire. En ne prenant en charge ni assurance, ni mutuelle, ni charges salariales, ni frais professionnels, les plateformes exploitent une main d’œuvre à laquelle elles n’accordent aucun droit ou garantie.

En février dernier, Leïla Chaibi alertait déjà sur les droits des travailleurs des plateformes

Pourtant, en jouant sur une indépendance illusoire qu’elles affirment liée au contrat qu’elles proposent, les plateformes parviennent à séduire un nombre important de travailleurs. Il faut dire que les éléments de langage ne manquent pas : « être son propre patron », « travailler librement », « choisir ses horaires » … ces grandes idées entrent dans les esprits, à grand renfort de campagne publicitaires et médiatiques, pour construire un univers moderne et rassurant, la fable d’un travailleur plus libre, et donc plus épanoui.

Pourtant, depuis de longs mois, les témoignages alarmants de travailleurs se multiplient. Dans un article publié sur Le Figaro, un livreur s’exprime ainsi : « On nous dit qu’on est indépendants, qu’on peut rouler quand ça nous chante, mais c’est faux. Plus le temps passait, plus le prix des prestations baissait. Les conditions de travail se dégradaient ».

“On nous dit qu’on est indépendants, qu’on peut rouler quand ça nous chante, mais c’est faux”

Clément, coursier à Bordeaux

Tordre le coup à la fable de l’indépendance

Dans le même temps, les plateformes font face à un adversaire sérieux : la justice. Elles sont en effet condamnées, partout dans le monde, à requalifier des contrats “indépendants” en contrats salariés. Des exemples existent de la Californie à l’Espagne, en passant par la Cour de cassation en France.

Ainsi, pour permettre à chacune et chacun de pouvoir choisir entre ces deux statuts, Leïla Chaibi propose aujourd’hui un nouvel outil. Avec la Gauche Unitaire Européenne, groupe politique de la délégation France insoumise au Parlement européen, elle lance le site « Indépendant ⸮ », qui permet de comparer les avantages offerts par les deux statuts. Grâce à un logiciel de calcul automatique, chaque travailleuse et chaque travailleur peut exposer sa situation et bénéficier d’un état des lieux objectif et complet.

Une ressource précieuse, donc, pour chaque micro-entrepreneur qui se demande s’il gagnerait ou non à devenir salarié. Précieuse également pour répondre à la question : les chauffeurs et livreurs des grandes plateformes roulent-ils vraiment pour leur indépendance, ou servent-ils l’enrichissement des entreprises qui les exploitent ?

Pour accéder au site “Indépendant ⸮”, cliquez ici.

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⤵️ Retour sur notre première année de mandat au Parlement européen 
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