Comment Macron va nous faire payer très cher la crise avec une austérité XXL

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Macron annonce son projet de société pour 2022 : austérité, austérité, austérité ! Alors que les milliardaires et le CAC 40 se gavent sur la crise, la facture sera lourde pour les plus pauvres.

La crise économique fait rage : des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, des files à rallonge devant les distributions alimentaires. Mais une poignée de privilégiés s’en tire très bien : le CAC 40 est au plus haut depuis 2007, Amazon engrange des profits records et la France est le pays où la fortune des milliardaires a le plus augmenté. 

Il n’y a peut-être pas d’argent magique mais pendant que des millions de gens galèrent, certains ont les poches bien pleines. Macron, lui, n’a aucune intention de partager les richesses pour faire face à l’urgence sociale. Le Covid est le prétexte rêvé pour mettre en œuvre son unique projet de société : l’austérité. Comprendre, la compression des dépenses publiques. Le sacrifice de nos hôpitaux. Nos écoles. Notre protection sociale. 

Et ça commence dès maintenant avec le grand retour de la réforme des retraites et l’application de celle de l’assurance chômage qui va plonger dans la misère les plus précaires d’entre nous. 1.2 million de demandeurs d’emplois vont perdre en moyenne 17% de leur allocation et 500.000 verront leur ouverture de droits retardée. Cette première saignée sociale est déjà d’une brutalité inouïe. Mais le pire est encore malheureusement à venir.

Le refus de débattre de l’annulation des dettes publiques détenues par la Banque centrale européenne, que nous défendons depuis des mois, n’est pas dû au hasard. Rien de mieux qu’un chantage à la dette pour justifier un programme politique que ne renieraient ni Thatcher ni Fillon. Casser l’Etat, casser la protection sociale, casser les services publics, casser toute trace de système collectif et de biens communs. Voilà la vision du monde de LREM. Et tout est fait pour préparer les esprits en présentant l’austérité comme inéluctable. 

On avait déjà eu le rapport de la commission Arthuis, produit discrètement par un club d’économistes néolibéraux qui rivalisaient d’idées brillantes pour sabrer dans toutes dépenses. On a maintenant la confirmation avec le “pacte de stabilité” envoyé comme chaque année par la France à la Commission européenne pour lui donner sa feuille de route budgétaire. Cette année, Macron a redoublé d’efforts pour espérer être le meilleur élève de cette Europe libérale : il promet à la Commission de diviser par trois le déficit pour redescendre sous la barre des 3% de déficit d’ici 2027. Sans toucher bien sûr aux impôts des plus riches, ce qui veut dire en gros couper dans toutes les dépenses, à l’aveugle, au hasard, à l’école, à l’hôpital, dans les minimas sociaux, partout. Une cure d’austérité sans précédent dans notre histoire. Au moins, Macron annonce très clairement la couleur pour sa réélection.

Et cela n’arrive pas par hasard : la Commission doit prochainement valider les plans nationaux dans le cadre du plan de relance européen et il est donc plus important que jamais de lui obéir ! Voilà précisément pourquoi nous n’avons eu de cesse de dénoncer les conditions fixées au plan de relance européen, qui loin de servir les peuples et la planète, allaient en réalité nous étrangler.

Mais Macron le zélé ne s’arrête pas en si bon chemin. Pire encore, il prévoit également d’inscrire un objectif de réduction des dépenses publiques dans la constitution. Une stupide logique comptable aux conséquences terribles. Non seulement, l’austérité serait ainsi gravée dans le marbre mais ces objectifs seraient fixés de manière complètement déconnectée des besoins réels, privant au passage les députés d’un des outils principaux des politiques publiques : le budget. Après avoir confié la politique monétaire à une banque centrale indépendante, la politique industrielle et la politique de la concurrence à des commissaires bruxellois non élus, il faudrait donc priver de tout pouvoir budgétaire les représentants du peuple. Bref, la fin de la démocratie.

Cette austérité institutionnalisée, qui provoquerait un désastre social sans précédent, ne tire aucune leçon de l’Histoire. C’est exactement ce que la Troïka a fait en Grèce, en vendant un pays à la découpe et en cassant tous ses systèmes de solidarité au nom d’une dette… qui n’a par ailleurs fait qu’augmenter en raison de cette politique absurde ! Un terrible cercle vicieux. C’est exactement ce qu’on a fait au sein de l’hôpital public où on a ignoré les besoins croissants et imposé des coupes budgétaires en demandant aux gens de se débrouiller pour faire plus avec moins. 

Cela n’a aucune rationalité économique mais voilà ce que Macron veut pour nous. Voilà ce que la Commission européenne veut pour nous. Voilà ce que la droite de Xavier Bertrand veut pour nous. Voilà aussi ce que veut le Rassemblement National qui préfère par ailleurs polémiquer sur les menus des cantines ou nos vêtements. La Présidentielle à venir aura donc une importance toute particulière : car ce que propose Macron, ce n’est pas seulement un nouveau quinquennat anti social, c’est l’austérité pour l’éternité. 

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