Droits des femmes : un rapport ambitieux voté au Parlement malgré les tentatives des réactionnaires pour s’en débarrasser !

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Avec la crise du Covid-19, les violences sexistes se sont généralisées et l’accès aux droits génésiques, c’est-à-dire tous les droits relatifs à la sexualité, au genre et à la reproduction, a été particulièrement difficile pour les femmes. Dans certains pays, les droits des femmes et des personnes LGBTI sont en recul, voire en réel danger. Partant de ce constat, le Parlement européen vient de voter un rapport pour promouvoir les droits sexuels et génésiques, dans le cadre de la santé des femmes. 

De graves violations des droits des femmes au sein de l’UE 

Si les mentalités changent peu à peu et que les droits des femmes avancent progressivement, ce n’est pas le cas partout. Dans les pays gouvernés par la droite conservatrice ou l’extrême droite, on constate de graves violations des droits sexuels et génésiques. C’est notamment le cas en Pologne, où le gouvernement interdit l’avortement et met en place des zones anti-LGBTI. La Hongrie vient quant à elle d’interdire la représentation de l’homosexualité dans l’espace public, mais aussi les changements de sexe et veut inscrire dans la Constitution “qu’une mère est une femme et un père, un homme”.

Le problème ne s’arrête pas là. Même dans les pays les plus avancés sur ces questions, d’horribles pratiques persistent, comme les thérapies de conversion, ayant pour objectif de changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre des personnes, comme s’il s’agissait d’une maladie, ou les stérilisations forcées pour la reconnaissance de genre des personnes intersexuées. Ces pratiques sont courantes dans de nombreux pays européens, y compris en France, où elles ne font l’objet d’aucune interdiction malgré le nombre croissant de témoignages sur leur degré de violence.

Quant à l’IVG, même lorsqu’il est légalement autorisé, il reste fortement limité au sein de l’Union européenne car les médecins peuvent faire appel à la “clause de conscience”, qui les autorise à ne pas pratiquer d’acte pouvant heurter leurs convictions éthiques, morales et religieuses. Certains médecins utilisent cette clause de conscience pour refuser de pratiquer des avortements, mettant la santé des femmes en danger et bafouant leur droit à disposer de leur corps comme elles l’entendent. Pour certaines d’entre elles, avorter devient alors un parcours particulièrement long et douloureux, voire impossible. 

Les droits génésiques, ce sont aussi tous les enjeux liés aux menstruations. Aujourd’hui, les règles sont toujours un tabou, sur lequel de nombreuses fausses informations, parfois stigmatisantes, circulent. Ce tabou retarde bien souvent le diagnostic de maladies telles que l’endométriose, une pathologie encore méconnue qui touche pourtant une femme sur dix en âge de procréer. La précarité menstruelle, c’est-à-dire le fait de ne pas pouvoir se procurer des protections hygiéniques, notamment par manque d’argent, est un autre problème majeur. Rien qu’en France, elle touche 2 millions de personnes

Un rapport indispensable pour faire avancer les droits des femmes et des minorités

Dans ce contexte, le rapport Matic du Parlement européen apparaît essentiel et notre délégation ne peut qu’encourager cette prise de position progressiste. Le texte met en avant de nombreuses mesures pour améliorer l’accès aux droits génésiques, comme la dépénalisation de l’avortement, la TVA à 0% sur les produits menstruels, l’accès à des traitements de fertilité pour toutes les personnes en âge de procréer. Il demande à ce que la PMA soit accessible et disponible dans tous les États membres. Il dénonce les violences gynécologiques et obstétricales et rappelle que l’objection de conscience ne peut interférer avec le droit d’un.e patient.e d’avoir pleinement accès aux soins et aux services de santé.

Le rapport est également ambitieux concernant les droits des personnes LGBTI. Il souligne notamment les droits des personnes intersexuées et se prononce contre la stérilisation forcée pour la reconnaissance du genre. 

Depuis leur élection, les eurodéputé.e.s insoumis.e.s se battent pour faire avancer les droits des femmes. En novembre dernier Manon Aubry avait lu à voix haute, dans l’hémicycle, les noms de toutes les femmes victimes de féminicides. Leïla Chaibi est quant à elle intervenue sur la question du harcèlement en ligne lors de la dernière plénière, dénonçant la haine à l’égard des femmes sur les réseaux sociaux. Pendant cette même plénière, Anne-Sophie Pelletier était intervenue pour demander l’égalité des sexes, notamment à travers l’éducation. Notre délégation salue donc les avancées portées par ce texte, et attend de la Commission européenne qu’elle mette tout en œuvre pour les concrétiser. 

Un lobbying intensif et dangereux de la part d’organisations conservatrices et religieuses 

Nous ne pouvons que dénoncer le lobbying intensif visant à convaincre les député.es de voter contre ce rapport, ciblant notamment ceux susceptibles d’hésiter. Foetus en plastique, mails accusateurs et nombreux courriers ont circulé au Parlement européen, envoyés par des organisations conservatrices, religieuses  ou d’extrême droite afin de faire culpabiliser les élus,  ces méthodes pernicieuses sont révoltantes. 

Nous condamnons également les positions réactionnaires de l’extrême droite et de la droite conservatrice, qui ont déposé une motion pour que le rapport soit déclaré irrecevable, puis usé de nombreuses méthodes pour vider le texte de sa substance, en tentant de faire supprimer des passages entiers sur la contraception, le droit à l’avortement ou encore sur les droits sexuels des femmes handicapées. Ces élu.es conservateur.rices et d’extrême droite ont évidemment voté contre ce rapport, ce qui équivaut à se positionner contre la protection des droits des femmes, alors que leur santé est en jeu. Voilà le vrai visage de ces groupes politiques.

En réponse à ces attaques, la délégation France insoumise était mobilisée ce mercredi devant le Parlement européen aux côtés de nombreux.ses député.es progressistes pour défendre les droits des femmes et des personnes LGBTI. Face aux réactionnaires, nous continuerons à nous battre pour que ces avancées aient lieu !  

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