Chantier du Lyon-Turin, pas de lumière au bout du tunnel

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“Le Lyon-Turin, un projet ferroviaire qui prévoit de percer les Alpes sur 57 km pour un coût total estimé à 26 milliards d’euros. Dénoncé par de nombreuses associations, habitants et élus, taillé sur mesure pour Eiffage, Vinci et Bouygues. En pleine CO26, le projet apparait clairement comme celui d’un autre âge. En tant que membre de la commission Transports et tourisme du Parlement européen, je suis allé sur place demander des comptes à la société TELT en charge du projet car celui-ci est cofinancé par l’Union européenne. Et ce que nous avons vu sur place avec Emilie Marche ne nous a pas rassuré loin de là.

En réalité comme nous l’apprenons par TELT, ce sont 163km de galeries qui seront à creuser, dont 29km déjà faits. C’est toute la vallée de la Maurienne qui va se retrouver défigurée ! Le percement des Alpes n’est bien sûr pas sans effets négatifs sur l’environnement : modification des ressources en eau, défiguration d’espaces naturels, destruction de faune protégée… bref des dégâts irréversibles. À ce jour, 20 sources d’eau ont déjà été taries rien qu’avec le début des travaux. Selon les associations d’habitants de la Maurienne, le tunnel agirait comme un immense drain qui vide la montagne de son eau. Rien que pour les voies d’accès secondaires au tunnel on détruit des zones humides protégées pour fabriquer le béton nécessaire !

Ce projet est un non-sens car une ligne de fret existe d’ors et déjà ! Aujourd’hui elle est largement sous-utilisée (20% de sa capacité). A pleine capacité, elle permettrait de sortir rapidement de la route 1 million de camions/an et cela sans percer un centimètre dans les Alpes.

Pendant ce temps, la Commission européenne nous vend ce projet comme soit disant vert. Or selon les estimations de TELT (largement sur évaluée), l’infrastructure de transport ne deviendra avantageuse du point de vue des émissions de CO² qu’à partir de 25 ans après l’entrée en service. Bref les gains ne se feront pas sentir avant 2055… Or l’UE a adopté l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050…Pourquoi l’UE s’entête-t-elle à financer ce grand projet inutile et imposé aux frais des contribuables ? En réalité comme les habitants l’ont bien compris, derrière se cache en réalité le Paris-Milan, avec l’éternelle mise en concurrence des territoires à l’échelle européenne, et ce en délaissant les petits territoires sous prétexte de compétitivité.

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