Trois ans pour le climat, et la nécessité d’une mobilisation générale

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La crise climatique mondiale, qui agite notre quotidien depuis de longues années, n’a pas eu la place qu’elle méritait dans le débat présidentiel français (seulement 3.6% du temps d’antenne pendant la campagne), malgré les alertes répétées de la communauté scientifique, des associations, ONG, partis politiques et citoyens. Ainsi c’est un président reconnu pour avoir accumulé les décisions anti-climat au gré de son mandat qui est réélu. Dans ce contexte, nous devons redoubler d’efforts pour faire entendre un message à toutes et tous : il nous reste 3 ans !

Le GIEC alerte : 3 ans pour le scénario le moins catastrophique

Avril fut marqué par la sortie du dernier volet du rapport du GIEC, le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Un gros volume qui dresse l’état des connaissances les plus avancées à travers le monde relatives à la crise climatique, basé sur l’évaluation de plusieurs scénarios de notre futur sur Terre, et qui se différencient en fonction de notre degré d’efforts pour répondre à la crise. Ce dernier volet fait suite aux deux précédents qui expliquaient les causes et les conséquences du changement climatique, pour en venir enfin aux solutions. Des solutions d’urgence à mettre en place sans attendre pour éviter le scénario catastrophe d’un réchauffement de 3.2° : une planète méconnaissable, des déplacements de population massifs, et un avenir bien sombre pour toutes les espèces qui cohabitent sur la planète bleue.

Pour le dire autrement, “les émissions de gaz à effet de serre doivent plafonner avant 2025 au plus tard pour conserver notre monde vivable”. Ce scénario est le moins critique pour notre avenir sur Terre, et c’est le plus ambitieux du traité de l’Accord de Paris signé en 2015, qui maintient l’élévation de la température moyenne en dessous de +1.5 C. Le “moins critique”, et “le plus ambitieux”, il y a de quoi s’inquiéter.

Un système cadenassé par les profiteurs de crise

La surconsommation, le gaspillage, la déforestation, le libre échange en roue libre, la pollution de l’air, des sols, de l’eau, autant de comportements dangereux pour le plus grands nombre dont les seuls responsables sont ceux à qui ce système profite : les ultra riches, grands possesseurs des pires multinationales en matière d’environnement, qui écrasent sans sourciller la condition de vie humaine, et la planète sur laquelle nous nous trouvons. Le GIEC l’affirme, les inégalités existent : “entre pays mais aussi entre riches et pauvres en général, avec les 10 % des ménages avec les plus hauts revenus dans le monde qui représentent entre 36 et 45 % des émissions”. Nous savons qui pollue, nous savons qui profite, et nous savons qui en paye les conséquences.

D’ailleurs,  une étude menée par l’ONG “Notre affaire à tous” démontre bien l’indécence de la situation : 27 grosses entreprises françaises émettent ensemble quatre fois plus de CO2 que la France entière !  Et entre leurs déplacements en jet privé et leur petit tour dans l’espace, ils ne manquent pas non plus de se faire plaisir dans leur vie quotidienne (le dernier road trip spatial du milliardaire Jeff Bezos s’est élevé en 10 minutes à 75 tonnes de CO2. Le milliard d’humains les plus pauvres n’en émettent pas autant pendant toute leur vie). Si l’éco-responsabilité individuelle est un outil de lutte contre le réchauffement climatique, et porte l’utilité fondamentale de faire changer les mentalités d’aujourd’hui pour voir éclore les bons comportements de demain, le nerf de la guerre est ailleurs ! C’est bien le cœur du système capitaliste qui nous embarque droit dans le mur et qu’il faut combattre avec acharnement.

Enrayer la machine par une action commune, et massive !

Oui à l’écologie punitive, pour les riches ! Les pollueurs doivent payer. C’est de leurs actes que découlent les problèmes de notre société toute entière. Tous les secteurs polluants doivent être repensés sous le prisme d’une harmonie construite et réelle entre l’être humain et la nature. Mais il serait naïf d’attendre que nos dirigeants se saisissent naturellement de cette nécessité ! C’est pourquoi chacune et chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans les prochaines années qui sera décisif, afin d’engager un rapport de force qui oblige cette société gangrénée par les profiteurs de crise, à prendre le chemin de la seule solution qui apparaît : la construction de la planification écologique.

Alors qu’on chemine vers une COP15, axée sur la biodiversité, sans accord ambitieux, et que le souvenir de la Conférence de Paris sur le Climat reste amer, il est impératif que chacune et chacun d’entre nous, citoyennes et citoyens, associations, ONG et partis politiques, réclament d’une voix commune la fin de la logique de l’argent roi défendu par ceux qui massacrent cette planète. Le rapport du GIEC doit sonner le glas de cette irresponsabilité, et doit nous servir d’outil de secousse envers des dirigeants qui ferment les yeux sur la catastrophe climatique, au péril des millions de vies humaines en jeu. 

Les rendez-vous internationaux ne manquent pas, mais il est évident aujourd’hui qu’il n’en sort jamais de véritables engagements suivis d’actions concrètes : COP,  sommet mondial de la sécurité alimentaire, sommet sur les océans… si l’écologie semble être au cœur des discussions internationales, leurs conclusions faiblardes montrent que dans cette petite bulle de dirigeants auto satisfaits, les promesses l’emportent sur les actes ! Alors n’attendons plus! Luttes locales, grandes marches nationales, sommets internationaux, chaque occasion est bonne à saisir pour réclamer le droit à un avenir meilleur. La mobilisation générale est le mot d’ordre de ces trois prochaines années, décisives pour notre avenir. Et si la tâche semble herculéenne, rappelons-nous qu’aucune lutte n’est jamais vaine.

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