Vaccins : une victoire pour la transparence ! – Le Débrief #3

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Cette semaine, à l’occasion de la session plénière du Parlement européen, notre délégation s’est mobilisée sur plusieurs fronts. Au programme notamment :


– la proposition d’un amendement pour l’accès du public aux contrats sur les vaccins

– l’audition d’Ursula von der Leyen sur la stratégie vaccinale de l’UE avec le groupe de la GUE

– la proposition d’amendements pour l’annulation de la dette contractée pour faire face aux conséquences sanitaires, sociales et économiques du COVID-19.

Victoire insoumise pour la transparence des contrats sur les vaccins

Depuis plusieurs semaines, les élus insoumis alertent la Commission européenne sur sa stratégie vaccinale, notamment au sujet des contrats d’achat anticipé de vaccins, passés avec des groupes pharmaceutique privés.

Seuls 3 contrats sur les 7 signés ont été rendus publics avec de nombreuses informations censurées, notamment sur les questions du prix des vaccins et de la responsabilité en cas d’effets secondaires. Cette censure a fait l’objet d’une dénonciation transpartisane.

Anne-Sophie Pelletier a ainsi proposé un amendement invitant la Commission à garantir l’accès du public à tous les accords d’achat anticipé, sous leur forme complète, conclus entre l’Union et des entreprises privées dans le domaine de la santé, en particulier lors de la commande de vaccins.

Cet amendement a été adopté par le vote du Parlement européen : c’est donc une victoire pour l’ensemble des citoyens européens et leurs représentants. « Suite à ce vote, nous en appelons désormais à la responsabilité de la Commission européenne. Elle doit rendre ces contrats publics ! La santé est un bien commun, elle ne relève pas du secret des affaires, qui met en péril le droit de regard dû aux citoyens », précise Anne-Sophie Pelletier.

L’ensemble de la délégation menait la lutte pour l’accès aux contrats des vaccins depuis maintenant des semaines, en alertant l’opinion, les médias et les responsables politiques sur l’opacité totale de la gestion de la stratégie vaccinale et de l’investissement public dans ce domaine.

Interview de Manuel Bompard sur RT France sur l’opacité des contrats de vaccins

La délégation demande des comptes à la Commission

Ce lundi, le groupe de La Gauche auditionnait Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission sur sa gestion de la stratégie vaccinale européenne. A cette occasion, les députés du groupe ont évoqué les difficultés sociales et économiques majeures que rencontraient une majorité d’européens et ont ainsi appelé à ce que les brevets des vaccins passent dans le domaine public. Martin Schirdewan, co-président de notre groupe politique lui rappelait que “la vie des citoyens européens ne peut pas être tenue en otage des droits de propriété intellectuelle”.

Ce mercredi, notre groupe a pu réitérer ses demandes et rappeler la présidente de la Commission à ses devoirs, cette fois-ci lors d’une audition devant l’ensemble du Parlement européen.

“Argent public, contrats publics, brevets dans le domaine public,

c’est aussi simple que cela !”

Manon Aubry, co-présidente de La Gauche au Parlement européen à l’occasion de l’audition d’Ursula von der Leyen en séance plénière.

Manon Aubry, co-présidente de La Gauche au Parlement européen a ainsi pu rappeler les errances de la stratégie vaccinale de la Commission et s’est opposée au manque de transparence à ce sujet. Elle a également dénoncé la domination des laboratoires pharmaceutiques sur l’exécutif européen et a demandé la création d’une Commission d’enquête sur la gestion des vaccins.


Intervention de Manon Aubry au cours de l’audition d’Ursula von der Leyen au Parlement Européen

Alors que la précarité économique, sociale et alimentaire des citoyens européens progresse, les retards de livraison des vaccins s’accumulent dans toute l’Europe.

Il faut rappeler que des milliards ont été investis dans la recherche et dans la mise à niveau des chaînes de production. Cet investissement permet pour l’instant aux laboratoires de dégager des marges records, ce que nous dénonçons ! Une pandémie mondiale, ayant déjà coûté la vie de millions de gens dans le monde et affectant durement la vie quotidienne de l’ensemble de la planète, ne peut en aucun cas être une source de profit !


Rejoignez la lutte ! Signez l’Initiative Citoyenne Européenne : Pas de profits sur la pandémie !

Les brevets doivent passer dans le domaine public pour permettre une production massive, et ce, à une échelle européenne et mondiale. Ce faisant, nous pourrions alors réellement agir pour endiguer la progression d’un virus qui ne reconnait aucune frontière.

Face à la crise sociale : il faut renégocier la dette

Egalement au programme de la séance plénière cette semaine, le vote d’un texte sur le rapport annuel d’activité de la Banque centrale européenne. À cette occasion, notre délégation a proposé plusieurs amendements pour amorcer un débat sur la dette et la reprise en main de la politique monétaire. 

Ces propositions visaient deux objectifs majeurs :

  • restructurer la dette publique, afin d’en renégocier les montants, permettant ainsi de réorienter une part des budgets européens vers la réponse économique, sociale et sanitaire à la crise actuelle.
  • demander l’annulation de la “dette Covid”, c’est à dire la part de la dette publique émise par les Etats membres dans le cadre de leurs efforts de lutte contre la pandémie de Covid-19 et détenue par la BCE

Le Parlement européen a refusé ces propositions, rejetées en bloc par les élus des groupes Renew (LREM) et PPE (LR). Alors que plus de 150 économistes de six pays différents ont signé une tribune défendant l’annulation de la dette, une solution plébiscitée par l’opinion publique, les députés européens libéraux enferment la politique économique dans le carcan de la dette qu’ils utilisaient déjà pour justifier les politiques d’austérité. 

Notre délégation dénonce ce vote. Face à la précarité économique, sociale et alimentaire  croissante dans les pays européens et face aux conséquences dramatiques de la pandémie, il est indispensable que l’Union européenne se donne les moyens d’agir. 

Rappelons que la renégociation de la dette est un combat porté de longue date par les élus de notre délégation. C’était d’ailleurs l’un de leurs premiers combats à la suite de leur élection, en 2019. Lors d’une audition de Christine Lagarde, actuelle présidente de la BCE, notre délégation l’avait questionné sur les obstacles qui se présentaient à une restructuration de la dette. Si l’ancienne directrice générale du FMI reconnait volontiers l’impact des inégalités et l’urgence écologique, elle refuse d’admettre le rôle de la dette et l’impact que pourrait avoir la politique monétaire pour agir sur ces enjeux et préfère conserver le doux espoir que les marchés finiront par les prendre en compte. Pire encore, quand la BCE se décide à agir, c’est pour favoriser les entreprises polluantes et les marchés.


Voir un extrait de l’audition de Christine Lagarde en 2019

Jeudi, Manon Aubry signait une tribune publiée dans Libération appelant à la reprise en main de la politique monétaire de l’Union Européenne. Pour avancer vers une réelle transition écologique et sociale, la réforme de notre approche de l’euro doit évoluer. Sans cela, les politiques d’austérité restent le seul horizon possible pour les citoyens européens.

Il ne fait aucun doute que les citoyens devront supporter le poids de cette dette si des mesures appropriées ne sont pas prises. A l’heure de l’urgence sociale, climatique et environnementale, l’Union européenne se montre incapable de protéger ses citoyennes et ses citoyens.

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