đź“ş Brexit: l’Europe doit dĂ©fendre ses travailleurs

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Le choix souverain des britanniques a Ă©tĂ© clair : quitter l’Union europĂ©enne. Nous devons respecter cette volontĂ©. Mais l’histoire, emplie de rivalitĂ©s commerciales et de tensions liĂ©es aux frontières, nous oblige Ă  rester extrĂŞmement vigilants. En effet, il y a encore de grandes inquiĂ©tudes et un manque de garanties notamment sur l’Irlande, la gouvernance de l’accord et son contrĂ´le par le Parlement europĂ©en, le dumping social et fiscal, la pĂŞche.

L’application provisoire de cet accord atypique, obtenu dans un contexte de pandĂ©mie, d’urgence et de dĂ©fiance entre les protagonistes, rĂ©vèle chaque jour de nouveaux problèmes concrets de frictions politiques et commerciales. Le paradoxe qui consiste Ă  « sĂ©parer complètement, sans diverger diamĂ©tralement » est encore trop rĂ©cent pour ĂŞtre mesurĂ© avec justesse. « Entre provocations et pragmatisme, dĂ©faire ce qui s’est fait pendant 48 ans nĂ©cessite la aussi du temps. Cette denrĂ©e prĂ©cieuse dont le commerce se satisfait de moins en moins Â» souligne Emmanuel Maurel.

De grandes inquiétudes et un manque de garanties de la part du Royaume-Uni

La situation en Irlande du Nord est très préoccupante, tant le gouvernement britannique n’a pas été suffisamment clair sur les contrôles douaniers en Mer d’Irlande, sur l’application du protocole nord-irlandais, et pourrait être tenté de faire d’en faire une trappe au marché commun.

Mais d’autres questions restent en suspens. Notamment les prérogatives de contrôle de l’accord par le parlement européen. Ou encore les « mesures d’ajustement » en cas de dumping britannique, soumises à la seule interprétation de la Commission européenne, sans garanties certaines de protection pour les travailleurs européens qui pourraient être soumis à une concurrence déloyale.

« Cet accord ne nous prĂ©munit pas suffisamment du dumping britannique. Et il crĂ©e, paradoxalement, la possibilitĂ© Ă  terme de voir Ă©merger de nombreux recours des libĂ©raux britanniques contre des dĂ©cisions europĂ©ennes. » relève Emmanuel Maurel.

Le chapitre sur la fiscalité n’est pas soumis à des dispositions de règlement des différends ni à des mesures de rééquilibrage. Il n’offre donc pas de cadre aux questions fiscales.Ni de cadre clair pour la résolution future des problèmes de quotas de pêche qui seront à ce stade renégociés annuellement à l’issue de la période de réduction.

Et enfin, la société civile et les syndicats sont eux encore une fois insuffisamment associés à la gouvernance de l’accord.

Voici pourquoi Emmanuel Maurel s’est abstenu sur ce vote aujourd’hui au Parlement européen. Cette abstention résulte d’une défiance envers la Commission dans ses possibles accommodements futurs, tout en ne s’opposant pas aux modalités du Brexit.

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