Europe : 4 priorités pour sortir de la crise

Pour être à la hauteur du défi historique qui se dresse face à l’Union européenne, la délégation France insoumise exhorte la Commission et sa Présidente Ursula von der Leyen, à revoir les grandes orientations politiques de l’union.
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Ce mercredi 16 septembre, la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen prononcera son discours sur l’état de l’Union européenne, devant les membres du Parlement européen réunis en session plénière à Bruxelles. Notons que ces sessions se tiennent habituellement à Strasbourg, siège officiel du Parlement, mais l’administration du Président Sassoli a finalement jugé que les conditions sanitaires n’étaient pas réunies pour organiser la semaine en Alsace.

Le discours sur l’état de l’Union est un événement annuel, lors duquel la Présidente de la Commission présente les grandes lignes de la politique européenne pour les douze mois à venir. La prise de parole d’Ursula von der Leyen est donc particulièrement attendue, notamment dans cette période de crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Pour être à la hauteur de l’enjeu, la délégation France insoumise exhorte la Commission européenne à tenir compte de quatre priorités politiques : assurer la coordination sanitaire des États membres, mettre en place un bouclier social face aux licenciements, revoir son plan de relance et planifier la bifurcation écologique au niveau du continent.

Une feuille de route en 4 points

Alors que le nombre de nouveaux cas de malades de Covid-19 est en progression constante depuis plusieurs semaines, l’Union européenne doit prendre ses responsabilités. Incapable de mettre en place une réponse coordonnée et d’ampleur suffisante au printemps dernier, l’UE doit être cette fois un outil de cohésion et d’entraide pour les États membres et les peuples européens. Il en va de la raison d’être de l’institution, et de sa capacité à démontrer son utilité pour gérer les crises, prévenir les risques et protéger les citoyens européens. Pour cela, la France insoumise a d’ores et déjà soutenu une série de mesures, comme l’investissement dans le service public de santé partout en Europe, ou la mobilisation de fonds nécessaires à la production et la distribution de produits nécessaires à la protection sanitaire, comme les masques ou les tests.

La politique économique est également en question. Car, au cœur de la crise sanitaire du printemps dernier, l’Union européenne s’est montrée bien incapable de protéger les travailleurs, exposés au risque d’attraper la Covid-19 pour ceux qui travaillaient malgré le confinement, et mal protégés par un mécanisme européen de chômage partiel insuffisant pour ceux dont l’activité était à l’arrêt. La question se pose de savoir si l’UE se montrera plus efficace dans les mois à venir, alors que le nombre de licenciements liés à la crise connaît une augmentation aussi dramatique qu’affolante. Il est urgent, pour protéger les travailleurs et éviter une explosion de la précarité sur tout le continent, de mettre en place un bouclier social permettant de limiter les pertes d’emploi, et de stabiliser au mieux la situation des nouveaux chômeurs.

En ce qui concerne le plan de relance, notre délégation France insoumise a souligné l’échec que constitue cette négociation pour le gouvernement français. Avec un montant s’élevant péniblement à 390 milliards d’euros, la réunion des chefs d’États européens a accouché d’une somme bien inférieure aux 2000 milliards réclamés par les eurodéputés, et largement insuffisante pour prétendre relancer l’économie de l’Union européenne. De plus, en amputant certains budgets européens stratégiques comme la PAC (Politique Agricole Commune), la santé ou la recherche, ce plan renforce une nouvelle fois la politique d’austérité, qui a pourtant menée l’UE dans le mur. Il est donc nécessaire de revoir ce plan de relance, afin de répondre aux besoins des prochaines années.

Enfin, presqu’un an après le vote en faveur de l’état d’urgence climatique et environnementale, il n’a jamais semblé aussi nécessaire d’enfin mettre la planification écologique au cœur des grandes orientations politiques de l’Union européenne. La multiplication des catastrophes naturelles, la déforestation, la disparition de nombreuses espèces vivantes sur la planète, et l’augmentation continue du nombre d’espèces menacées, sont autant de signaux d’alarmes. Et, malgré la paralysie de pans entiers de l’activité humaine pendant de longs mois en 2020, le jour du dépassement (date à laquelle l’humanité a consommé plus de ressources naturelles que la Terre ne peut en renouveler en un an) n’a reculé que de trois semaines. Une observation qui nous alerte un peu plus encore. Il est essentiel d’organiser dès maintenant la bifurcation écologique de l’Union européenne et de consacrer les moyens financiers, techniques et humains à la préservation de l’environnement. Notre délégation porte de nombreuses mesures allant dans ce sens : favoriser un modèle agricole respectueux de l’environnement, fixer l’objectif de 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2050, réduire les émissions de gaz à effet-de-serre de 70% d’ici à 2030, mettre fin à la religion du libre-échange et ses traités climaticides…

Pour être à la hauteur du défi historique qui se dresse face à l’Union européenne, la délégation France insoumise exhorte la Commission et sa Présidente Ursula von der Leyen, à revoir les grandes orientations politiques de l’union.

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Pour être à la hauteur du défi historique qui se dresse face à l’Union européenne, la délégation France insoumise exhorte la Commission et sa Présidente Ursula von der Leyen, à revoir les grandes orientations politiques de l’union.

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