Journée mondiale de l’environnement : pour une bifurcation écologique !

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A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, la Commission européenne organisait une Green Week. Mais cette semaine de greenwashing peine à masquer les politiques climaticides et écocides de l’Union européenne qui ne permettent en aucun cas de répondre à l’urgence climatique et environnementale. Sur le plan écologique au sens le plus large, sa principale politique, la PAC, contribue directement à l’effondrement de la biodiversité sur le continent européen, tandis que sa politique énergétique (visant prétendument à développer les énergies renouvelables) saccage les écosystèmes forestiers. Les politiques commerciales de l’Union contribuent drastiquement à la déforestation mondiale ainsi qu’à la hausse des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Tandis que sa prétendue politique d’autonomie stratégique finance massivement le développement d’infrastructures gazières, qui contribuent directement au changement climatique. Il est temps de passer du discours aux actes. Il est temps de planifier la bifurcation écologique !

Nos élus de la délégation France insoumise portent de nombreux combats en matière d’écologie. C’est notamment grâce à leur mobilisation qu’a été voté l’état d’urgence climatique au Parlement européen le 28 novembre 2019, permettant de rappeler l’impératif écologique dans le développement de toutes les politiques européennes. À commencer par les politiques libre-échangistes de l’Union, véritable fléau environnemental qui vise à faire parcourir des milliers de kilomètres à des produits aux normes environnementales et sociales moins exigeantes. Le grand déménagement du monde doit cesser. Il faut favoriser une consommation locale et relocaliser les productions. Nous avons besoin d’un protectionnisme solidaire au service de l’intérêt général contre les logiques de mise en concurrence généralisée des multinationales et la mondialisation financière. Un combat que porte notamment Emmanuel Maurel au quotidien dans la commission commerce international (INTA) où il s’est battu pour rendre les clauses environnementales contraignantes dans les accords de libre-échange. Leïla Chaibi a quant à elle largement dénoncé le traité de libre-échange UE-Mexique prévoyant l’importation de 20 000 tonnes de bœuf par an. Manuel Bompard s’est opposé au traité de libre-échange avec le Mercosur, qui pourrait augmenter considérablement la déforestation en Amazonie, et se bat pour l’instauration d’une véritable taxe carbone aux frontières de l’Union. Enfin, Anne-Sophie s’est engagée pour limiter les effets néfastes du marché unique, dans la perspective d’une bifurcation écologique. 

Les entreprises multinationales représentent une part énorme des émissions de gaz à effet de serre européennes, sans parler des déchets qu’elles produisent et de leur impact sur la biodiversité. La plupart d’entre elles se défendent à grands coups de lobbying et de greenwashing, donnant l’illusion d’être de bonnes élèves. Elles agissent pourtant en toute impunité et rares sont les leviers permettant de les sanctionner. C’est pourquoi, Manon Aubry se bat pour que soit reconnue la responsabilité environnementale des entreprises. Souvent, des entreprises polluantes se cachent derrière leurs sous-traitants et filiales, d’où la nécessité d’instaurer un devoir de vigilance notamment en matière environnementale afin de responsabiliser toute la chaîne de sous-traitance. Par ailleurs, Manon Aubry et Emmanuel Maurel sont aussi particulièrement mobilisés contre le Traité sur la Charte de l’Énergie : celui-ci protège les investisseurs des énergies fossiles, qui s’en servent pour traîner les États devant des tribunaux privés et opaques.  

En tant que président de la Commission du développement régional Younous Omarjee a mené un combat important sur le Fonds pour la Transition Juste, l’un des piliers du Pacte vert européen. Le fonds concentrera 17,5 milliards d’euros dans les régions les plus dépendantes des combustibles fossiles et des industries à fortes émissions d’énergies fossiles, notamment de charbon, pour les aider à pallier aux conséquences économiques et sociales de la transition énergétique. Il propose aussi une extension de l’appareil judiciaire européen avec la création d’une Cour européenne des droits de l’Homme, de la Nature et des Animaux. Cette Cour permettrait de faire respecter la législation en matière de pollution et de respect de la biodiversité. 

Enfin nos députés défendent de nouveaux modes de production, de consommation et d’échange. Pour la biodiversité, mais aussi pour notre santé, il est indispensable de promouvoir une agriculture bio, locale et de proximité. Manuel Bompard lutte contre les failles de l’évaluation des pesticides : certains pesticides présents sur le marché français et européen contiennent des substances toxiques non déclarées. Ils doivent être retirés du marché ! Il dénonce la réforme de la PAC adoptée en 2020 en première lecture par le Parlement, qui pérennise le soutien à l’agriculture intensive, au détriment de l’agriculture biologique. Cette “nouvelle” PAC dépossède les citoyens européens et les agriculteurs d’un outil essentiel à la bifurcation écologique, ce qui a été vivement dénoncé par bon nombre d’ONG.

Il est grand temps de mettre un terme au greenwashing ! La bifurcation écologique doit avoir lieu rapidement et dans une logique de justice sociale, ce pourquoi nous continuerons à nous battre.

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